Archives | mai, 2013
31 mai 2013

La Paz et les déserts

Aujourd’hui c’est Bolivie ! Nous arrivons à La Paz après quelques heures de vol et à la sortie de l’avion l’air se fait rare (l’aéroport est à 4000 m d’altitude) et nous devons marcher lentement. Nous sautons dans un taxi et nous arrivons à notre joli hôtel malgré la circulation assez dense. D’ailleurs notre chauffeur nous fait comprendre que demain il sera impossible de circuler, mais nous ne comprenons pas immédiatement pourquoi. Une fois installés, nous sortons pour dîner et il semblerait que des gradins soient en cours d’assemblage dans l’avenue adjacente. Renseignements pris, samedi « El Gran Poder » un carnaval dur de 8 heures du matin à 11 heures du soir. Effectivement le lendemain matin nous sommes réveillés au son des harmonies qui accompagnent les cortèges. Du coup nous passons la journée à déambuler en suivant les danseurs et la musique. Ce carnaval est une grande surprise mais il y a un revers à la médaille : les musées et les magasins sont tous fermés. Et le lendemain c’est pareil : le repos dominical est sacré en Bolivie et tous les musées ferment en début d’après-midi. Mais nous en profitons pour assister à une messe en espagnol à la basilique Saint-François qui est enfin ouverte !

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Le soir même nous sautons dans un bus de huit pour Uyuni : 10 heures de bus façon « Powerplate » (la majeure partie de la route n’étant pas goudronnée). Et nous partons dès 10h du matin pour notre tour sud-bolivien de trois jours en 4×4 avec Martha notre guide cuisinière et son jeune neveu qui fait office de chauffeur). Nous sommes en compagnie d’un couple Chilien (qui malheureusement ne parlent pas trop anglais) et un couple de anglo-norvegien, Gregor et Torun. La voiture, un Toyota Land cruiser très fatigué, est d’un confort inégalable comparé au bus de nuit. Et la premiere journée se passe comme dans un rêve au milieu de l’imensité immaculée du Salar de Uyuni, le plus grand lac salé du monde. Nous ne sommes pas les seuls touristes, loin de là (nous avons même trouvé des Japonais pour poser avec notre mascotte Totoro) et nous passons une nuit dans un hôtel construit en bloc de sel sur le bord du Salar.

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Le lendemain, changement de décor, nous suivons une successions de lagunes salées peuplées de flamants roses et de vigognes.

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Au détour de la route nous apercevons le panache de fumée du volcan Ollagüe le long de la frontière chilienne.

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Nous enchaînons par la traversée du Désert de Siloli et son fameux arbre de pierre avant de nous arrêter pour la nuit au bord de la Laguna Colorada à 4200 mètres.

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Autant dire que la nuit fût fraiche voire franchement glaciale mais heureusement le lendemain, nous nous levons aux aurores pour prendre le petit déjeuner au bord des Termas de Polques à 4400m où nous profitons d’une baignade à 37°C pour nous réchauffer les os.

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Enfin nous repartons pour une longue route jusqu’à Uyuni où nous attrapons un train de nuit pour retourner dans le Nord du pays (à noter, c’est beaucoup plus confortable que le bus de nuit et il y fait plus chaud ce qui est très appréciable).

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24 mai 2013

Chili

Tout d’abord, grâce à la magie des fuseaux horaires, nous remontons dans le temps. Nous avons décollé d’Australie vers midi le 20 mai et, oh surprise, nous arrivons à Santiago le 20 mai vers 11h du matin ! Inutile de vous dire que la journée fut longue, voire très longue…

Arrivés à Santiago complètement décalés, nous attaquons directement par quelques mots d’espagnol afin de trouver le bon bus pour Valparaiso. Nous avons tenté d’apprendre la langue par nous même durant les derniers mois mais autant lire l’espagnol se fait relativement bien, autant s’exprimer et comprendre ce qu’on nous dit est loin d’être aisé (enfin toujours plus facile que le japonais…). Enfin dès l’arrêt de bus nous nous retrouvons face à un couple anglais avec lesquels nous étions dans la Baie d’Along au Vietnam (qu’est ce que le monde est petit !) et eux aussi arborent fièrement leur petit guide espagnol-anglais…

Valparaiso est une jolie ville côtière, classée au patrimoine mondiale de l’humanité. C’est aussi LA ville d’Amérique du Sud où il faut passer le nouvel an, comme l’on fait Jean-Sébastien et Chloé.

Valparaiso est l’endroit parfait où se remettre du décalage horaire tout en déambulant dans les quartier historique aux maisons colorées, aux murs tagés (plus ou moins joliment) et aux ascenseurs/funiculaire d’époque, très authentiques.

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Notre deuxième jour dans la ville est une fête nationale commémorant une bataille navale. Presque tous les magasins sont fermés mais nous regardons attentivement un petit bout de défilé militaire avant de faire le traditionnel tour en bateau dans la baie.

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Et pour finir notre visite de la ville, nous visitons la maison du poète Pablo Neruda, qui offre une vue splendide sur la ville.

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Notre courte étape au Chili se poursuit ensuite par deux jours à Santiago. Et là nous sommes bluffés par la ville aux allures très européennes et au métro très parisien (même rames, même bruit… : un petit retour à la maison pour Jean-Marc).

Afin d’en apprendre un peu plus sur la ville nous participons un « Free Tour », une visite guidée gratuite (mais où un pourboire est très apprécié) de la ville par Felipe, un chilien de Santiago : rien de tel pour en apprendre plus sur la construction de la ville par les espagnols, sur la vie sous la dictature de Pinochet, sur l’économie chilienne (dominée par l’exportation de cuivre) plutôt bien portante…. tout ça saupoudrée de quelques anecdotes sur la vie locale (« café con piernas » ou café avec jambes où des hommes d’affaire viennent discuter avec des jeunes femmes…) et d’une pause « pisco sour » (pisco, citron, sucre, blanc d’oeuf).

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Notre seconde journée dans la ville commence par un échec. Nous souhaitons visiter le vignoble « Cousino Macul » situé à 2-3km seulement d’une station de métro pour poursuivre notre exploration des vins du nouveau monde. Nous partons donc après une (trop) rapide recherche du chemin le plus court sur Google Maps. Malheureusement arrivés à l’endroit recherché sur internet nous sommes à 7km de la destination :( Nous décidons donc de remettre notre visite à l’après midi mais elle ne sera pas plus fructueuse car nous arrivons à la fin des tours ; du coup nous repartons bredouilles après quelques photos, mais sans aucune bouteille de vin !!

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Heureusement entre temps nous avions eu le temps de monter par un funiculaire au parc métropolitain de Santiago qui offre une vue magnifique sur la ville et une colline dédiée à la Sainte Vierge.

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Enfin pour nous consoler de notre échec viticole, nous goûtons au fameux cocktail local : le terremoto et sa replica (le tremblement de terre et sa réplique) qui nous font effectivement trembler les jambes !! En voici la composition : glace d’ananas et vin sucré fermenté.

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19 mai 2013

Les Nouvelles Galles du Sud

Nous quittons le Queensland pour poursuivre l’aventure en Nouvelles Galles du Sud (New South Wales en anglais), autre très grand état australien.

Notre première étape est Byron Bay, capitale du surf tendance « new age » en Australie. Nous trouvons refuge au « Arts factory Lodge » une auberge de jeunesse qui accepte les campervans à très bon marché ($12 la nuit pour deux avec notre campervan, soit sensiblement le même prix que dans les parcs nationaux du Queensland, à retenir !). Le revers de la médaille : nous passons le weekend au milieu d’une centaine de backpackers ayant 21 ans en moyenne et, pour la première fois depuis notre départ, nous nous sentons franchement vieux. Heureusement Byron Bay est avant tout une superbe plage, surplombée par un très joli phare blanc duquel on peut admirer les surfeurs et finalement l’endroit est plaisant.

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D’ici, nous reprenons la route le long de la « waterfall way ». Nous sentons vraiment l’automne arriver les arbres jaunissant le long de la route, dans les petits villages comme Bellingen et dans le parc national de Dorringo.

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Puis un peu plus au sud, nous nous faisons une brève étape à Nambucca Heads où nous nous promenons le long de la pittoresque jetée aux rochers peints par des artistes anonymes. Oui, oui Gangam style est arrivé jusque ici !

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Et nous dormons sur la plage de Booti Booti avec ses cokaburas et son église dans les palmiers.

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Nous repartons ensuite pour le parc national de Worimi, où nous tentons de faire revivre l’esprit du défunt Paris-Dakar en faisant du quad dans les dunes (chose impossible à faire à Fraser Island). Même si nous n’en faisons qu’une heure, la sensation d’avoir des dunes à perte de vue est grisante et nous nous prenons vite au jeu et sommes ravis de cette expérience.

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Pas de répit pour autant car la Hunter Valley nous attend. C’est la plus ancienne région viticole d’Australie (on y fait du vin depuis 1828…). Nous y visitons trois producteurs différents et testons au moins une vingtaine de crus ! (Mention spéciale pour le domaine Tyrell’s qui nous en a fait déguster 10 à lui seul). Et, entre chaque visite de chais nous restons en arrêt devant des troupeaux de grands kangourous sauvages et des jolis paysages de vignobles.

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Notre avant-dernière étape australienne sera les Montagnes Bleues (Blue Mountains), montagne classées au patrimoine mondiale de l’humanité de l’Unesco! Ici, à 1000m d’altitude, l’automne est très frisquet et il fait plutôt froid la nuit dans notre campervan (4°C). Toutefois malgré la froid et le vent omniprésent, les paysages sont magnifiques et nous faisons plusieurs randonnées de quelques heures pour admirer les falaises calcaires, les canyons et les cascades de cet endroit somptueux.

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Enfin nous arrivons au but de notre voyage en Australie : Sydney et son célèbre Opéra. Nous y passons deux jours bien remplis : shopping de vêtements d’hiver, match de Rugby au stade Olympique, Luna Park, messe de Pentecôte à la Cathédrale Sainte Marie… Nous trouvons même un moment pour aller boire un verre avec Wojciech, un Polonais de Sydney que nous avons rencontré un mois plus tôt à Kyoto.

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9 mai 2013

Le sud du Queensland

Le Queensland, c’est grand ! Après notre croisière dans les îles des Whitsunday, nous avons fait route vers le sud à travers les champs de canne à sucre et nous arrêtant assez souvent pour cause de travaux. Notre premier arrêt fut la capitale du boeuf, Rockhampton, puis un peu plus loin la ville de 1770, nommée en hommage au capitaine Cook, qui y arriva en …. 1770 !

De là, le temps étant cette fois-ci avec nous, nous sommes partis pour une excursion sur la grande barrière de corail.
Plus exactement, nous avons passé une journée sur l’île paradisiaque de Lady Musgrave et son lagon bleu turquoise. Nous y avons vu des coraux magnifiques et très colorés en plongée et snorkeling. Et Jean-Marc a même pu y voir un requin pendant que j’étais parti en exploration sur l’île !

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Un peu plus loin sur la côte (soit quelques centaines de kilomètres de canne à sucre plus loin), nous sommes arrivés à Hervey Bay situé non loin de la plus grande île de sable du monde 125km sur 15km : l’île de Fraser. Nous avons passé un long moment à tergiverser sur le meilleur moyen de visiter l’île : il existe de multiples options et la plus simple consiste à passer par la grosse entreprise détenant deux hôtels sur l’île, des bus 4*4 et le ferry reliant l’île au continent. Toutefois les groupes sont énormes : 24 à 50 personnes dans un bus ou les prix pour un service personnalisés exorbitants… Heureusement nous avons trouvé à la dernière minute une petite entreprise familiale (Unique Fraser) proposant des excursions sur l’île à bord de ses 4×4 Landcruisers et avec seulement 7 passagers au maximum.
Nous voilà donc partis dès le lendemain pour notre exploration de l’île avec 2 autres français, 2 espagnols, notre guide et Gumbala notre second guide aborigène.

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Malgré une météo peu favorable contrairement aux prévisions, nous avons parcouru 150km sur la longue plage-autoroute (limitée à 80km/h). Et nous avons vu l’épave ensablée du SS Maheno sur l’île depuis 1935, les « piscines de champagnes », le célèbre lac McKenzie, Elli creek… Et Jean-Marc a pu se baigner 3 fois dans de l’eau plus ou moins rafraichissante.

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Après cette ultime étape insulaire nous avons repris la route vers le parc national de Noosa, qui jouxte une jolie ville côtière très chic. Nous avons eu la chance d’y apercevoir notre premier koala dans la nature !

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Et encore un peu plus au sud, nous nous sommes arrêtés dans le parc national des Glass Mountains avant de rejoindre Brisbane, ses grattes-ciels et son centre commerçant frénétique.

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Nous avons aussi visité le Daisy Hill Koala Center pour observer ces animaux d’un peu plus près et en apprendre un peu plus sur leur mode de vie.

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Enfin, pour finir notre exploration du Queensland et car nous avions besoin de nous dégourdir les jambes, nous sommes allés jusqu’au parc national de Lamington, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Ce parc abrite la plus grande forêt pluviale subtropicale d’Australie et de magnifiques figuiers « étrangleurs ». Totoro y a même trouvé une maison (mais il n’y est pas resté !)

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1 mai 2013

Autour de Cairns

Ça y est ! Nous sommes en Australie. Nous sommes arrivés à Cairns au nord Est du pays. Nous n’avions absolument rien planifié aussi notre première journée fut consacrée à trouver la plus parfaite Totoro-mobile, qui s’est finalement révélé être un flambant (mais pas très neuf) campervan vert et mauve.

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Une fois le véhicule récupéré nous emmenons notre nouvelle mascotte japonaise pour sa première nuit de camping dans la réserve naturelle de Cap Tribulation. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre, nous apercevons de très jolies plages, mais au final nous ne tombons nez à nez avec aucun crocodile ni casoar malgré tous les panneaux pour nous avertir de leur présence.

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Un peu déçus, nous continuons notre périple dans les « Tablelands » (haut plateaux humides et tempérés du nord Est). À « Granite Gorge » nous observons des wallabies des rochers (petits kangourous) puis à Yungaburra des platypus (ornithorynques). Petite mention spéciale pour les platypus, ce sont des animaux très timides et les observer n’est pas facile (comme raconté par Jean-Sébastien et Cloé sur leur blog) malgré tout nous avons pu en apercevoir près d’une dizaine !
Nous visitons aussi toute une série de cascade et le lac Echam où nous espérions voir des Kangourous arboricoles mais avec moins de succès. Malgré tout la forêt humide tempérée rappelle à Totoro son Japon natal, il est dans son élément !

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Nous poursuivons par un modeste tour dans l’outback (un petit détour de 300km) pour observer l’arrière pays aride Australien. Nous croisons au fil de la route de nombreux « road trains » (trains routier en français) qui sont des semi remorques avec 3 remorques ou plus. Il sont si gros et si rapides qu’ils ont la priorité sur les voitures et ne s’arrêtent presque jamais (sauf pour faire une pause tous les 200 ou 300km). Après une nuit à mont Surprise (où mis à part quelques spécimens truculents d’outbackers, il n’y a pas grand chose à voir) nous faisons une petite balade dans le bush pour admirer l’immense étendue aride couverte d’eucalyptus sous un soleil de plomb.

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Enfin, nous arrivons au clou de notre première semaine en Australie : deux jours de croisière dans les Whitsunday islands (les îles de la pentecôte en français) à bord du « Waltzing Matilda », un voilier de 17 mètres. Tout débute par une réservation un peu au hasard avec des prévisions météo peu engageantes (peu de soleil et beaucoup de vent).

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Mais arrivé le matin du départ, Rob notre capitaine et Matt son équipier nous mettent tout suite à l’aise. Nous sommes 13 passagers sur le bateau dont 4 couples, une famille de 3 personnes ainsi que Jim et Roman deux anglais que nous avion rencontré brièvement à Dalat au Vietnam. Nous commençons par une traversée un peu difficile pour nous rendre sur la plage de Whiteheaven, unes des plus belles plages d’Australie au sable totalement blanc et à l’eau en camaïeu de turquoise.

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Puis nous nous rendons dans une crique abritée de Hook Island pour la nuit où nous profitons d’un superbe coucher de soleil.

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Le lendemain nous tentons de faire du snorkelling : les coraux sont superbes mais la mauvaise visibilité rend l’observation des poissons un peu difficile. Enfin, pour rentrer nous prenons notre temps et nous pouvons même à tour de rôle prendre la barre le bateau (qui ne se dirige pas exactement comme un petit canot).

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