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17 avril 2013

Kyoto

Il paraît qu’il faut voir Kyoto une fois dans sa vie au même titre que Paris ou Rome.
Forte de 17 sites classés au patrimoine mondiale de l’humanité et de nombreux autres temples, musées et quartiers historiques, Kyoto est une ville qu’il faut prendre le temps de visiter.

Nous y passons donc 4 bonnes journées à parcourir la ville de long, en large et en travers, à pied, en bus et en train pour les sites les plus distants.

Le Château et le Palais Impérial et son joli jardin

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Le pavillon d’or, le jardin zen Ryoan-ji et le temple Ninna-ji et son jardin de cerisiers

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Le quartier d’Arashiyama et le temple Tenryu-ji

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Le pavillon d’argent et le chemin des philosophes

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Le temple Kiyomizu-dera et le petit quartier de vieilles maisons de Sannen-zaka

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Le sanctuaire de Fushimi-Inari et son chemin de portes

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Le quartier historique de Gion et ses geishas

On peut trouver dans ce quartier central de Kyoto des maisons traditionnelles japonaises en bois qui abritent des “maisons de thé”. Ce sont principalement dans ces maisons que nombreuses geishas (aussi appelés geikos à Kyoto) travaillent. Pour éviter toute confusion, les geikos ne sont pas des prostitués mais des femmes spécialisées dans le divertissement de haute qualité. Elles ont appris pendant 5 ans différents arts traditionnels japonais dont la cérémonie du thé, la danse, le chant et le shamisen (un instrument de musique à trois cordes). Et elles sont capables de divertir leurs invités l’espace d’une soirée et de faire la conversation. Elles portent un kimono de haute facture japonais coûtant très cher.
Nous avons eu la chance d’apercevoir des geikos et des maikos (les jeunes apprenties geikos) dans le quartier de Gion. Toutefois autant vous dire que ses femmes, vrai condensé de culture japonaise, n’ont pas pris le temps de poser sur une photo avec nous : nous avons surtout été impressionnés par la vitesse à laquelle elles peuvent marcher avec leur kimono (elles semblent flotter sur le sol tellement elles marchent vite !) et l’habilité avec laquelle elles évitent les flashs des appareils photos des touristes.

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Nous avons aussi vu une geiko de plus près lors d’une courte représentation de danse dans un musée.

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La cérémonie de thé

La cérémonie du thé au même titre que l’arrangement floral fait partie des arts traditionnels japonais et nous avons donc saisi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur cet art.
En effet, il ne s’agit pas uniquement de faire du thé à partir d’eau chaude et de poudre de thé matcha mais plutôt d’effectuer des gestes précis tout en méditant. Par exemple, tous les ustensiles sont purifiés avant de faire du thé ce qui traduit en même temps la purification de la personne faisant le thé. Devenir un maître de la cérémonie du thé prend au moins 10 ans.

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14 avril 2013

Hiroshima – Miyajima – Osaka

C’est avec beaucoup d’excitation que nous avons quitté Bali pour le Japon, et c’est avec beaucoup de fatigue et très peu de sommeil que nous sommes arrivés à l’aéroport d’Osaka (en raison de notre 2ème vol partant de Hong Kong à 2h du matin).
Pour notre séjour au Japon nous avons opté pour une carte “trains illimités” pendant deux semaines. Nous récupérons donc notre carte magique et c’est parti pour un premier Sinkansen (le TGV local) pour Hiroshima. C’est impressionnant les trains japonais : les sièges s’y tournent pour que tout le monde soit dans le sens de la marche et il y a plein d’espace pour les jambes.

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Nous arrivons avant le déjeuner à Hiroshima, juste le temps de poser nos bagages et nous tentons une première spécialité locale le tsukemen, une sorte de soupe de nouilles déstructurée où les nouilles et le bouillion sont servis à part. Nous tentons de bredouiller nos premiers mots en japonais (appris studieusement pendant trois trimestres quand même mais il y a deux ans !) mais nous nous retrouvons rapidement à chercher dans notre guide de conversation comment dire “je ne comprends pas” à notre jeune cuisinère-serveuse qui essaye de nous poser une question. Autant dire que nous avons un peu entendu plusieurs anges passer (ou plusieurs corbeaux croisser, comme on dirait plûtôt ici) et que la conversation a tourné un peu court.

Ensuite nous entamons la visite du mémorial de la bombe atomique d’Hiroshima et de son parc qui sont des lieux autant chargés d’histoire que chargés en émotion.

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Pour nous changer les idées, après cette confrontation à l’une des plus sombres pages de l’histoire du XXième sciècle, nous nous dirigeons vers le château d’Hiroshima reconstruit à l’identique après le bombardement.

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Finalement après cette longue journée, nous trouvons encore de l’énergie pour aller manger chez Tanpopo, un restaurant d’okonomiyaki à la mode d’Hiroshima (une sorte de crêpe au chou et à l’oeuf) recommandé par notre hôtel. Ce petit trou dans le mur est tenu par un couple adorable de japonais dans leur soixantaine et ne parlant pas un mot d’anglais. Nous optons donc pour la spécialité de l’établissement pour nous simplifier la tâche.

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Nous bredouillons de nouveau quelques mots de japonais et nous réussirons avec un peu plus de succès qu’au déjeuner ! Ça reste quand même très frustrant de connaître si peu de mots que la moindre phrase très simple est difficile à formuler. Nous indiquons même où se trouve Flocourt sur une carte du monde!

Un nouveau jour se lève et nous devons partir aussi tôt que raisonnable, car la marée n’attend pas : notre destination pour la journée est la petite île de Miyajima, qui est le pendant japonais du mont St Michel (avec lequel elle est jumelée). En quelques mots il s’agit de quelques temples classés au patrimoine mondial de l’humanité, des forêts, des daims, des boutiques pour touristes le tout en sur-abondance !

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Nous avons à peine le temps de nous remettre de nos 15 km de marche de la veille que nous devons déjà repartir par un nouveau sinkansen pour notre prochaine etape : Osaka ! Nous sommes très agreablement surpris par notre hôtel, qui est un hôtel “rétro” qui nous transporte dans le Japon des années 60, nous avons l’impression d’être dans le village Olympique des jeux de 1964 !

Pour notre premier contact avec la ville, nous tentons de déjeuner dans le parc du château d’Osaka, très fleuri de cerisiers en cette periode de l’année. Malheureusement c’est un semi echec : nous déjeunons, mais il fait froid, il bruine et les fleurs des cerisiers tombent à la vitesse grand-V, malgré tout la vue sur Osaka vaut le detour.

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Du coup nous tentons une balade dans sur l’île de Nakao-Shima, qui a des petits airs de Chicago en cette fin d’après-midi.

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Puis nous allons voir les illuminations des magasins sur le pont d’Ebisu-bashi et la galerie marchande de Shinsaibashi-suji.

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Nous achevons cette journee par un petit tour dans le quartir d’Amerika-mura où les jeunes d’Osaka viennent vivre le rêve américain, à coup de musique hip hop et de tenues incroyables. Ce quartier est aussi connu pour ses restaurants bon marchés, ce qui nous arrange bien, vu le prix de la vie au Japon (qui n’a rien à envier à la France)

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5 avril 2013

Bali

Jean-Marc y était déjà passé en 2008 mais pour moi ce fut une première et surtout, j’avais beaucoup entendu parler de cette île située entre Java et Lombok.

Nous avons quitté notre bungalow sur la plage de la petite île de Gili Meno pour Amed, au nord est de Bali. Et là, nous avons tout de suite compris qu’il ne serait pas facile de se déplacer ici : pas vraiment de transport en commun (à part très très tôt le matin pour permettre aux locaux d’aller au marché) et même pas de “bus pour touristes” facile à prendre à la dernière minute…
Nous voilà donc avec pour seule option de se trouver un chauffeur (parfois à des prix très proches des taxis parisiens) à chaque fois que nous voudrons bouger. Heureusement l’offre est bien plus importante que la demande en cette période de l’année.

Notre première étape sera Tulamben, ville côtière où a échoué un cargo militaire américain le USAT Liberty, coulé par les japonais pendant la 2nd guerre mondiale.
La ville n’a absolument aucun intérêt mais y dormir permet de plonger sur le bateau tôt le matin avant l’arrivée massive des touristes ne venant que sur la journée pour plonger. Nous n’avons malheureusement aucune photo ou vidéo de nos plongées mais nous pouvons vous dire que
nous en avons pris plein les yeux : l’épave du Liberty est en effet couverte de coraux et abrite une grande quantité de poissons et tortues. Pour vous donner un ordre d’idée on aurait pu toucher les
poissons avec les mains quand on avancait.

Nous nous sommes rapidement échappés de Tulamben aussitôt nos plongées terminées direction le frais de la montagne à Munduk via Lovina où nous avons déjeuné au Kubu Lalang (toujours aussi bon qu’en 2008 selon Jean-Marc)

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Munduk est une petite ville à plus de 1000m d’altitude et réputée pour ses randonnées. Alors que beaucoup préfèrent parcourir les montagnes à la recherches des cascades avec un guide, nous sommes partis à l’aventure tout seul. Après voir demandé plusieurs fois notre chemin aux sympathiques locaux nous nous sommes retrouvés face à une 1ère cascade, puis
une 2ème et une 3ème et entre temps nous avons vu des plantations de café et de cacao.

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Notre exploration des montagnes s’est poursuivie par un arrêt à Candikuning où nous avons pu déguster des fraises délicieuses (elles poussent toute l’année), visiter le très photogénique temple Pura Ulun Danau Bratan et un jardin botanique.

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Enfin, nous avons pris la route (avec un n-ième chauffeur) vers la très touristique ville d’Ubud via Jatiluwih, rizières classées au patrimoine mondiale de l’humanité.

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Bien que très touristique à la haute saison, Ubud est encore relativement calme en ce moment. C’est une ville très culturelle où se succèdent galeries d’art, musées, spas, vendeurs d’artisanat et
restaurants. Nous en avons donc profité pour découvrir l’art balinais au musée Puri Lukisan et assister à un spectacle de danse traditionnelle Legong et Barong.

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Et autour de la ville nous avons visité quelques sites historiques : les candis de Gunung Kawi, les sources saintes de Tirta Empul et la grotte Goa Gajah.

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Nous avons aussi profité de cette étape à Ubud pour fêter mon anniversaire…une petite escale “vacances” dans notre long voyage.

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29 mars 2013

Des volcans à la plage

Après près d’une semaine dans et autour de Yogyakarta, nous nous décidons enfin à lever le camp pour aller vers l’Est. Notre but final est au large de Lombok dans l’archipel des îles Gili.
Dans un premier temps, nous partons en éclaireurs vers Ceromo Lawang, un petit village sur le bord de la caldera du Tengger, une des zones volcaniques les plus actives de java (sa dernière éruption a eu lieu en janvier 2011) En effet Jean-Sébastien et Chloé sont retenus à Yogja à cause de leur extension de visa.

Nous partons donc le 18 mars à l’aube pour pas moins de 12h de transport en minibus (mais pour faire seulement 400 km) et nous arrivons à la nuit dans le brouillard et la fraicheur du village est la bienvenue après la chaleur de Yogja.

Le lendemain notre surprise est totale à la découverte du paysage de la caldera. Mais nous attendons tranquillement à l’hôtel JS et Chloé qui nous ont suivi en bus de nuit. 10 SMS plus tard nous décidons de partir nous balader car nos deux compagnons de voyage sont coincés en bas à seulement 37km sans transport pour monter au volcan. Nous nous dirigeons donc vers le belvédère de Seruni. En chemin nous apercevons des paysans locaux dans leur champs de choux de patates.

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Et la vue du belvédère est superbe.

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Quand JS et Chloé arrivent enfin à midi et nous partons à l’ascension du mont Bromo à l’intérieur du cratère. L’éruption de 2011 a laissé un paysage lunaire, recouvert par des cendres grises tout autour de volcan.

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Le lendemain matin nous retournons avant l’aube à Seruni pour voir le soleil se lever.

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Après notre sieste matinale et un déjeuner au soleil dans un petit warung (cantine indonésienne typique) nous cherchons un moyen pour redescendre à Probolinggo où nous espérons prendre un bus de nuit pour Bali et nous tombons sur un taxi providentiel qui retourne sur Surabaya, ni une, ni deux nous voilà en route. Le trajet est sans encombre mais le meilleur reste à venir, la négociation de nos billets pour Bali en bus de nuit ! Nous faisons deux ou trois agences différentes et nous jetons notre dévolu sur Toto Travel qui nous semble le moins malhonnête. Nous finissons par monter dans un bus de nuit climatisé, mais un peu bondé qui nous amènera à bon port (avec même un dîner!).

Le lendemain nous arrivons avec quelques courbatures à Denpasar. Là nous enchainons sur un taxi pour Kuta où JS et Chloé doivent déposer du matériel de camping puis nous sautons dans un minibus pour Padangbai où un bateau rapide (avec pas moins de 5 moteurs de 250 chevaux) nous attends pour nous emmener aux îles Gili où nous souhaitons rester quelques jours.

À l’heure de publication de cet article nous quittons tout juste cet endroit de rêve où nous sommes restés finalement 8 jours à observer les poissons et les tortues entre deux parties de coinche !

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18 mars 2013

Yogjakarta

Ça y est nous voilà en Indonésie. Notre première étape est Jogyakarta, au centre de Java où nous passons quelques jours pour voir les frères de Cristina (la tante Indonésienne de Jean-Marc) et attendre Jean-Sébastien et Chloé qui nous rejoignent depuis Sumatra (île indonésienne au nord de Java).

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Jogyakarta est une grande ville qui au premier abord est très accueillante (au second un peu polluée par les mobylettes quand même).
Nous y passerons trois jours, ce qui est assez pour visiter le Kraton (palais du sultan), le Château d’Eau (piscine du sultan), le musée Sono-Budoyo (pour en apprendre un peu plus sur la culture indonésienne) et le flâner autour du marché central grouillant de monde et de vendeurs.

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Et nous en avons aussi profiter pour visiter les temples hindous de Prambanan situés à une dizaine de kilomètre du centre et assister à l’attraction locale : le ballet de Ramayana retraçant l’histoire de Rama, l’un des piliers de la culture indienne et la religion hindoue.

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Ensuite nous sommes partis vers Borobudur pour retrouver un des plus grands temple bouddhiste d’Asie et ses multiples bas-reliefs.

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En route vers notre prochaine destination, Wonosobo, en bus locaux, nous avons rencontrés des indonésiens dont deux jeunes filles d’environ 16 ans. L’une d’elle a invité Jean-Sébastien et Chloé à dormir chez ses parents tandis que l’autre nous a offert le thé chez elle et nous a permis de rencontrer son oncle qui tenait un hôtel du coin (à la decoration très “biker” avec une superbe Harley Davidson dans le salon) Wonosobo n’est pas une très grande ville et surtout n’accueille pas beaucoup de touristes en cette saison encore un peu pluvieuse.

Dès le lendemain nous avons donc pris un bus, avec nos “copines” indonésiennes vers le plateau de Dieng. À 2000m d’altitude Dieng est un village frais (ce qui nous change bien de Jogyjarkta) situé au milieu des cratères et où poussent bien les légumes et les pommes de terre.
Arrivés assez tôt nous avons pu déposer nos valises dans un hôtel un peu rustique mais très sympathique avant de parcourir les environs sous les nuages et la pluie.
Nous sommes passés par le lac turquoise Telaga Warna, le cratère Kawah Sikidang et ses vapeurs sulfureuses et les temples hindus Arjuna et ses télétubbies. Nous avons ensuite dit au revoir à nos “guides” grelottantes et mouillées et nous avons regardé la pluie tomber, une choppe de thé dans une main et des cartes à l’autre (c’est chouette d’être 4 pour jouer à la coinche).

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Le lendemain nous nous sommes levés tôt (4h) pour partir à l’ascension (bon ça va c’était pas trop dur, sauf à la descente pour Marie) du Sikunir pour observer un magnifique lever de soleil à 2500m.

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